Découvrir Saint-Jean-de-Luz

 

Plus au Sud de Biarritz, allez découvrir Saint-Jean-de-Luz,  devenu aujourd’hui une jolie ville de villégiature, plutôt chic. Elle a une population à l’année d’environ 13.500 habitants. Son site, sa rade, au pied de la montagne Rhune, en font un ensemble exceptionnel. Cependant, elle n’a pas perdu l’ensemble de ses traditions.

Au départ, un simple port de pêche

Saint-Jean-de-Luz (en basque : Donibane Lohitzun, Saint-Jean des Marais) et Ciboure (Ziburu, dérivé de Zubi­buru : tête de pont) ont tou­jours été centrées sur le port et la baie. A travers le temps se sont succédé plusieurs types de pêche. Tout d’abord,  au Xe siècle, la baleine (que l’on recherchait jusqu’au Labrador et au Groen­land). Ensuite,  au XVle la morue (à Terre-Neuve,  et Saint-Pierre-et­ Miquelon) – au XIXe, la sardine (au Portugal et plus récemment  au Maroc) .Plus récemment, au XXe, le thon, entre les côtes du Sénégal et de la Mauritanie. Et , plus récemment, l’anchois.

REPERES HISTORIQUES

Au commencement, les périodes de commerce alternent avec les épisodes de guerre.Les marins devenus corsaires font du port un véri­table « nid de vipères », une ex­pression des marins de Sa Majesté britannique, aux XVlle, XVllle et XIXe siècles. Ces guerres de course, outre le panache, furent des périodes fas­tes.

Plus tard, commerce, pêches et courses nécessitaient des chantiers navals (situés dans la Nivelle, en amont des Recollets (jusqu’à As­cain). Ainsi, des marins issus de tout le Pays Basque (et Saint-Jean­-de-Luz est la plus importante ville portuaire basque de ce côté des Py­rénées ) et quelques riches armateurs.

Ensuite, pendant la révolution française, la ville de Saint-Jean-de-Luz est renommée Chauvin le Dragon. Et à cette époque,  la guillotine est très active dans le bâtiment à proximité qui sert de Mairie. Le port reste actif, et la ville bénéficie de l’aide de Napoléon III pour construire des digues suite à divers raz de marée. Enfin, vers la  fin Juin 1940, des bateaux Polonais font s’échapper des dizaines de personnes voulant échapper aux armées nazies. Aujourd’hui, c’est une cité balnéaire et touristique, qui  garde son activité de port de pêche.

 

VISITE A PIED DE SAINT-JEAN-DE-LUZ

Une bonne partie du centre ville se visite à pied, et c’est tant mieux.

La maison dite de Louis XIV

Commençons le circuit en partant de la place Louis-XIV : la bâtisse a tourelles, maison Lohobiague ou Mocoenia, dite Louis XIV, puisque le roi y a séjourné.

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La maison Lohobiague-enea. Appelée “Maison Louis XIV”, car le roi y logea du 8 mai au 15 juin 1660, à l’occasion de son mariage avec Marie-Thérèse, l’infante d’Espagne. Elle fut construite en 1643 par Joannis de Lohobiague, riche armateur luzien. Elle se remarque par ses tourelles d’angle. On y découvre des documents sur l’histoire de Saint-Jean-de-Luz, ainsi que 350 ans de mobilier, peintures, vaisselle, puique la maison, toujours habitée, appartient à la même famille depuis sa construction.
Ouvert en juillet et août de 10h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h30. Du 1er au 30 juin et du 1er septembre au 15 octobre, visites à 11h, 15h, 16h et 17h. Ouverture pendant les vacances de la Toussaint, de Pâques. Fermé le mardi.
Tél. : 05.59.26.27.58.

La maison de l’Infante

Commençons par la Maison de l’Infante, située face au port. Sur le quai, l’imposante maison Haraneder ou Joanoenia (du nom de son premier propriétaire, l’armateur Joannot de Haraneder)  dite de l’Infante. En effet, du 7 au 15 juin 1660, elle hébergea Marie-Thérèse, infante d’Espagne, venue épouser Louis XIV. Elle date de la fin du XVIe siècle et se distingue par sa couleur de brique rose, ses colonnades, ses arcs de galerie à la vénitienne. La plaque de marbre noir au-dessus de la porte, qui rappelle la présence de Louis XIV, a été posée en 1855.

1, rue de l’Infante. Tél. : 05.59.26.36.82. Ouvert du 1er juin au 15 octobre, de 11h à 12h30 et de 14h30 à 18h30. Fermé le dimanche matin et le lundi matin.

La mairie de Saint-Jean-de-Luz

Ensuite, allons à la mairie de Saint-Jean-de-Luz (Erriko Etchea) datant de 1635. En effet,  bâtie à usage communal,elle garde le souvenir du mariage royal. Entre les deux bâtiments, à la Révolution, la Société Populaire établit la guillotine dans la venelle. En tournant encore sur vous-même,  à l’entrée de la rue Mazarin (qui habita à la hauteur d’Ugaina pour le traité des Pyrénées en 1659), au n°2, la belle maison Granga Baita, couverte d’ampelopsis, où Wellington fit son quartier général en 1813  – au 18 vécut Latour d’Auvergne. La rue suivante, ex-rue Montante, dite de la République, très pittoresque, recèle la plus vieille maison, Esquerrenea,celle à la grosse tour. En effet, c’est la seule ayant réchappé à l’incendie de 1558, allumé par les troupes espagnoles.

Puis, dans la rue Gambetta, face à l’église .au 18, Goritiénea, la maison du corsaire et de l’armateur Labrouche, maire de Saint-Jean-de-Luz pendant cinquante ans (fin XVIII » siècle). Le maréchal Soult en fit son quartier général en 1813.

 

L’église Saint JEAN  BAPTISTE

A l’origine, il y a une église romane au XIIe, puis une gothique au XIVe siècle (voir le porche). Elle fut agrandie en 1649. Par ailleurs,la porte par où est passé le couple royal Louis XIV et l’infante Marie-Thérèse d’Espagne lors de leur mariage fut murée. Celle par où l’on pénètre, avec la statue de saint Jean-Baptiste, date de 1868.

Par ailleurs, la rampe en fer forgé est de 1855 et l’horloge au sommet de la tour octogonale remonte à 1843. En pénétrant dans la nef, où il n’y a pas de piliers, on remarque les 3 étages de galeries. Au fond l’orgue (par Gérard, de Rodez) date de 1656. Quant au maître-autel, ce n’est pas celui du mariage royal, ce retable monumental est du XVIIIe siècle et fait par l’atelier de Martin à Bidache.De plus, la sacristie se trouve dessous l’autel, elle renferme de précieux souvenirs. Il s’agit en effet de dons du roi, et un tableau « l’Adoration des mages » du Rastout (XVIIIe). La chaire en bois, supportée par les monstres effrayés écoutant la parole de Dieu, date de 1878. En ex-­voto, « l’Aigle  » (??) , bateau de l’Impératrice Eugénie, qui faillit sombrer sur les rochers de Ciboure le 3 Octobre 1867.

 

Ciboure

Au bout du pont de Saint-Jean-de-Luz, la presqu’île des Récollets, c’est déjà Ciboure. Ce couvent fut fondé en 1613 entre les deux communautés pour endiguer leurs ardeurs belliqueuses et mettre fin à la sorcellerie. Actuellement c’est la Douane qui l’occupe. Tout au fond le quai Ravel ferme le bassin. La maison au fronton de style hollandais (12 quai Maurice Ravel) est celle où naquit le compositeur et musicien Maurice Ravel (7 mars 1875). En arrière-plan le clocher octogonal de l’église Saint-Vincent, dont il faut voir le parvis, la croix monolithique et l’intérieur (lutrin en cuivre). Cette église a été achevée en 1675.

Ciboure est aussi un atelier de peinture en plein air, où ont peint Gustave COLLIN, Ramiro ARRUE ET RAYMOND VIRAC.

C’est aussi la ville des fameuses poteries, créées à partir de 1919.  Elles sont d’ailleurs exemplaires ET les plus célèbres datent de l’ENTRE 2 GUERRES.

 

 

La colline de Bordagain

Maintenant, dirigeons nous vers la colline de Bordagain. On y accède en 15 minutes par un escalier. Pour y accéder, emprunter  l’escalier qui part d’une rue parallèle au quai Maurice Ravel

Par ailleurs, la colline de Bordagain est surplombée d’une tour du XIIe. Vestige d’une ancienne église fortifiée, on l’ utilisait pour le guet. Le quartier est brûlé par les Espagnols en 1636 Plus tard,  le bois est détruit par Soult en 1813 pour fortifier Socoa. Une fois en haut, le visiteur pourra admirer le panorama circulaire. En effet, il découvre la baie, la Rhune, les trois couronnes et l’estuaire de la Bidasoa.

Par la rue de la République vous gagnez la plage. Devant vous la rade, fermée à gauche par le fort de Socoa construit en 1627.  Plus tard, elle est rattachée à la terre  par des fortifications de Vauban. En effet, ce fort se destinait à se protéger des invasions Espagnoles.

Il y eut un port de commerce et actuellement de plaisance. A droite, la pointe de Sainte-Barbe, où siégeait l’artillerie. Malheureusement, la ville a été en partie détruite par un raz de marée,  en 1680. Puis  en 1749 et en 1782, (une bonne moitié est sous l’eau), Ainsi, c’est donc à Napoléon que l’on doit les digues en l’ état actuel (décret de 1867 celle de l’Artha, au milieu bâtie sur un haut fond peu à peu  érodé). Ceci a par conséquent permis la création de la rade de  la station balnéaire.

Enfin , les visiteurs devraient terminer leur visite par la villa Leihorra.

A découvrir

Pour découvrir rapidement, vous pouvez utiliser le petit train de Saint-Jean-de Luz des touristes, qui vous emmène dans les sites principaux.

Au cours de votre promenade dans les rues de la ville, vous pouvez vous arrêter pour apprécier des exemples de l’architecture luzienne : les halles, construites au XIXe siècle, le port de pêche traditionnel, d’où partaient les corsaires luziens aux XVII et XVIIIe siècles, la maison des Trois Canons, bâtie par de riches armateurs au XVIIe siècle et transformée au XVIIIe, la pergola de Robert Mallet-Stevens, une réalisation de 1928, sur le front de mer, qui illustre l’architecture moderne de l’entre-deux-guerres.

 

Où manger

On dit que les meilleurs restaurants se trouvent à Ciboure, la commune située sur la colline en face, de l’autre côté de la Nivelle, mais pour rester à Saint-Jean-de-Luz et tester la gastronomie bsque, deux adresses parmi d’autres : Arrantzaleak (18, avenue Jean-Poulou), pour les poissons achetés à la criée servis grillés avec un filet d’huile d’olive, et la bodega Chez Kako (18, rue Harispe), un bar à vins et à tapas traditionnel, qui propose aussi bien des chipirones qu’une excellente côte de bœuf.

Se faire plaisir

Sans faire de folie, on peut vouloir rapporter un souvenir de Saint-Jean-de-Luz. Voici trois adresses qui propose des produits et articles basques (authentiques ou revisités).
– Pour la macarons, la maison Adam a pignon sur ue depuis le XVIIe siècle… (4, rue de la République, www.macarons-adam.com).
– Les espadrilles basques de chez Nicole Paries servent tout autant de chaussons que de chaussures légères de soirée. 52, rue Gambetta. Tél. : 05.59.26.15.94. www.espadrille-paries.com

  • Pour les arts de la table, le linge basque et les accessoires, le créateur Jean Vier (cher mais chic et de bonne qualité).1, rue Infante, Saint Jean de Luz. Tél. : 05.59.26.66.26. www.jean-vier.com

 

Associations à Saint-Jean-de-Luz

Comme  chaque ville ou village, Saint-Jean-de-Luz dispose d’ un tissu associatif très important.

Cliquez ici pour découvrir quelques associations.

 

Continuer au sud de Saint-Jean-de-Luz

 

Vous pouvez continuer vers le Sud, par exemple vers Hendaye, ou Urrugne, ou bien allez au sommet de la Rhune.

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