Découvrir la Soule en auto

 

Les touristes et visiteurs disposant de temps apprécieront de sortir des sentiers battus pour découvrir la Soule en auto. C’est en effet la troisième province du Pays Basque.

La Soule (Xiberoa en Basque)

Sa population est très clairsemée, et sa capitale, Mauléon, a une population  légèrement inférieure à  trois milliers d’habitants. Mais sa situation a permis de conserver la langue, et on estime que la moitié parle BASQUE de façon quotidienne.

La Soule est assez différente du Labourd et la Basse-Navarre. Longtemps assimilée au Béarn, elle en a gardé un air de famille : peu d’architecture basque, toits d’ardoises et non de tuiles, des torrents plus agressifs, des montagnes plus hautes, dans l’ensemble un certain penchant tout à fait montagnard par son austérité.

La province garde encore certaines traditions, comme la Pastorale, récit théâtral préparé pendant l ‘année, pour deux représentations en été.

Mauléon

Le centre de la Soule est Mauléon bâtie de part et d’autre du Saison (aussi appelé gave de Mauléon). C’est de Mauléon que peuvent partir les excursions, mais avant il faut s’arrêter dans cette ville pour voir les restes du château qui domine la cité et pour visiter l’hôtel d’Andurrain, vaste édifice de la Renaissance, marqué par quatre tours d’angle. On peut aussi admirer l’église, remarquable par son clocher à trois pignons qui représentent le dogme de la Sainte Trinité.

Ces clochers trinitaires sont caractéristiques des églises souletines et on en trouve un peu partout. Le plus beau se trouve à Gotein, au sud de Mauléon.

Pour compléter remarquons que l’industrie de l’espadrille de Mauléon, après un net déclin, continue comme auparavant pour la joie des amateurs de bel artisanat.

 

Le sud de Mauléon ou la Haute­Soule.

 

A 3 kilomètres au sud de Mauléon se trouve une des églises les plus caractéristiques de la province, il s’agit de celle de Gotein.

La route traverse ensuite un village rendu célèbre par Alexandre Dumas : Trois-Ville, ou Tréville. Monsieur de Tréville, capitaine des mousquetaires à l’époque où D’Artagnan monta à Paris n’est pas un personnage de légende et a réellement existé.

Tardets est un bourg de 1 000 habitants, bâti sur la rive droite du Saison et entouré de fougères. La place centrale est ancienne et bordée de vieilles maisons à arceaux.

A Licq, la vallée du Saison se divise en deux canyons : l’un conduit à Larrau par la départementale 26, l’autre à Sainte-Engrâce par la départementale 113.

Le canyon qui conduit à l’église romane de Sainte-Engrâce ne compte que des cascades et des chutes.

L’église romane se trouve à l’extrémité du village. Elle est remarquable : le clocher carré est un petit donjon, il y a un portail roman. De nombreuses sculptures ornent l’intérieur et enfin, le retable date du XVIIe siècle.

Les gorges qui mènent à Larrau proposent un panorama aussi  pittoresque que celles qui vont à Sainte-Engrace. Un pont suspendu franchit le canyon d’Holzarte puis la route monte dur jusqu’à Larrau. Vous trouverez intéressante la cavité de la Verna.

Enfin, Larrau s’ accroche au flanc de la montagne, à quelque 200 mètres au-dessus du gave. C’est là que finit la terre basque.

 

Quelques petits villages où s’attarder ?

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Hôtellerie

On peut trouver à se loger ici et là, y compris dans l’hôtellerie, pour aller à son rythme découvrir la Soule en auto.

La province est plus le repaire des randonneurs que des adeptes du  blinb bling.