A Larressore, le makhila de chez Ainciart Bergara, se fabrique depuis plus de 200 ans. Depuis  2017, Liza Bergara, fille de Nicole Bergara  dirige l’ atelier. Inscrit à l’inventaire des métiers d’art rares de l’Unesco, c’ est le seul à produire des makhilas de manière totalement artisanale.

 

 

Une canne, un bâton et une arme

« Bâton» en basque, cet objet était utilisé à la fois comme une canne pour les marcheurs, et  comme une arme au XIX’ siècle. Muni d’une pointe dans son manche, le bâton se termine par un pommeau sur lequel le randonneur appuie sa main. Mais  il suffit alors de le dévisser pour le transformer en instrument de combat.

« Comme tout ce qui a trait à l’histoire du Pays basque, l’origine du makhila est mystérieuse », note Nicole Bergara. Peu d’écrits ont été retrouvés, mais des peintures prouvent qu’ ils font partie de la tradition.

 

Des clients célèbres

Dans le centre bourg de Larressore, le makhila de Ainciart Bergara, peut se vanter de sa clientèle.

En effet, parmi les personnalités, on compte plusieurs président américains, Jean­Paul II, et tous les Présidents de la République.

 

Le sens du devoir

Liza Bergara, 30 ans, est la fille de Nicole Bergara. Elle appartient à la dernière génération en date de la famille Ainciart Bergara Depuis janvier, elle remplace son cousin à la gravure. Après une école de commerce à Reims, la jeune femme est partie travailler aux États-Unis puis en France, avant de revenir sur ses terres natales. Liza a suivi une formation à l’école Boulle à Paris pour se former à la gravure. Aujourd’hui elle alterne entre Larressore et Paris, où elle travaille pour d’autres artisans.

Elle s’occupe aussi de la communication de l’entreprise familiale. «Comme tout ce qui a trait à l’histoire du Pays basque, l’origine du makhila est mystérieuse»

 

makila_ainciart_bergara-300x475 à Larressore, le makhila traditionnel, de Ainciart Bergara  Un objet unique

Liza reprend donc techniques artisanales utilisées par ses ancêtres. De la scarification du bois de néflier à la fixation du pommeau, tout est fait manuellement «C’est ça qui donne de la valeur au makhila. Tout se fait sur mesure. « On choisit le bois en fonction (..) de la personne et on le personnalise avec des gravures ».

De plus, chaque client peut faire graver une phrase en basque ou ses initiales sur le makhila. Selon le modèle choisi par le client et les métaux utilisés, le prix varie entre 280 et 650 euros.

 

Le processus de création

 

Nicole Bergara explique  sur le long processus de création du makhila, qui dure environ six mois.

En premier lieu, on doit scarifier le néflier alors qu’il est encore en forêt.  Le bois va cicatriser pendant une année végétale avant la coupe proprement dite.

Les tiges  passent  au four et la chaleur les écorce naturellement. Une fois le bois épluché, on découvre que les scarifications se sont imprégnées sur les couches du dessous.

L’étape suivante correspond à celle de la coloration du bois. Un processus mis au point par les ancêtres et gardé secret il s’agit d’un procédé naturel et imprévisible.

Pour finir le makhila, une devise en basque

Une fois le bois teint, il est temps de passer au montage de l’objet. L’artisan grave enfin le nom et le prénom de la personne sur la virole supérieure du makhila, ainsi qu’une devise traduite en basque.

A Larressore, le makhila dans son atelier

A Larressore, le makhila de Ainciart Bergara attire de nombreux visiteurs. Et bien sur, l’atelier appartient au groupement des entreprises du patrimoine vivant.

Adresse :Place du Fronton, 64480 LARRESSORE

Téléphone 05 59 93 03 05

Visites : se renseigner PAR TELEPHONE OU PAR MAIL / ATELIER@MAKHILA.COM

ou bien au cloitre de Bayonne, pendant les journées des artisans d’ art, notamment autour du 15 Août.