Le Patxaran

 

patxaran_ederki patxaran shopping pays-basque-typique gastronomes culture  patxaran patinoire Biarritz Découvrons ensemble le patxaran. En effet, les repas traditionnels et de fête se terminent souvent par un digestif. Le Pays basque n’échappe pas à cette règle. L’ «aguardiente» des contrebandiers d’autrefois a disparu des comptoirs. Toutefois, deux autres alcools ont pris le relais dons les restaurants et sur les tables familiales: la manzana et le patxaran. Titrant entre quinze et vingt degrés, les deux se boivent généralement frais. D’ailleurs,  leur goût est plutôt sucré.

La manzana verde

La manzana verde est obtenue, comme son nom l’ indique,  à partir de pommes vertes. Aujourd’hui,  sa production est aujourd’hui entièrement industrialisée. Le principal lieu d’élaboration est la Navarre.

 

Le patxaran industriel

Le patxaran fait également l’objet d’une distillation industrielle, notamment dans la région de Biana au sud-ouest de la Navarre. Dons ce cas, les grandes marques n’hésitent pas à foire venir les prunelles sauvages (eboso oran ok» en basque, qui est devenu epatxotat») d’Europe Centrale! La boisson obtenue a alors un fort goût d’anis. Les industriels n’hésitent d’ailleurs pas à inciter les consommateurs à le mélanger à des sodas ou des jus de fruit, en (long drink».

Le patxaran artisanal selon Mr Bordato

Il ne saurait en aller de même des meilleurs patxarans : artisanaux, vous ne les trouverez pas dans le commerce. Leur goût de prunelle est bien plus marqué, avec quelques arômes de cerise. M. Bordato, marcheur invétéré, a révélé quelques détails concernant son élaboration. C’est en septembre que les prunelles sauvages sont mures.  des petites baies noires tirant sur le violet. Les arbustes (œlotti beltzo») se présentent sous forme de buissons touffus, épineux, avec des feuilles ovales. De taille moyenne (l,50 à 2 mètres), ils peuvent prendre une ampleur plus spectaculaire, suivant l’âge et l’exposition.

Elaboration

La cueillette reste manuelle, ce qui explique les égratignures. Ceci dit, un kilogramme suffit pour élaborer cinq bouteilles. Il n’y a aucune distillation. Les ebosatonok» vont  macérer dans une liqueur d’anis tirant dans les 45°C, pendant quatre à sept mois. Généralement, la subtile alchimie s’effectue directement dans les bouteilles et non dans un tonneau de bois. La durée de macération explique le goût plus ou moins anisé, plus ou moins fruité du patxaron.

Conservation du patxaran

La boisson ainsi obtenue se conserve assez bien deux ou trois ans. Néanmoins, la production se consomme souvent dans l’an qui suit. En effet, chaque famille fait son patxaran en fonction de ses besoins et dépasse rarement les vingt bouteilles par an et par maison.

 

Niveaux de prix

On trouve dans les grandes surfaces espagnoles des bouteilles de manzana verde à environ 7-10 € la bouteille. Le patxaran, sensiblement plus. celui en photo et vendu par Amazon aux environs de 27€.

DEUX DERNIERS CONSEILS

  • Buvez moins mais de meilleure qualité.
  • Boire ou conduire, il faut choisir !