HASPARREN, AU PAYS BASQUE

Le bourg de Hasparren, au Pays Basque,  avec près de 6000 habitants, se trouve à la confluence de trois zones géographiques : la plaine de l’Adour, la côte basque et la montagne. Il n’appartient à aucune des trois, mais dispose des avantages de chacune.

SITUATION

On découvre Hasparren au-delà des Landes appelées Bois de Hasparren qui s’étendent en demi-couronne au nord-ouest.

La route dite  » route Impériale » constitue un des itinéraires possibles entre notre ville et Bayonne (départementale no 22) et elle a l’avantage de traverser ces landes pittoresques ainsi que des bois plus importants pour ce qui est de la végétation.

Tout autour de la ville, s’étendent des collines couvertes d’opulentes prairies aux fourrages aussi bien naturels qu’artificiels et de champs dont les cultures donnent d’excellents rendements.

Quelques chiffres préciseront sa situation exacte : Bayonne, 25 km; Biarritz, 30 km; Saint-Jean-de-Luz, 40 km; Dancharia et la frontière, 25 km ; Saint-Jean-Pied-de­-Port, 35 km ; Lourdes, 40 km.

Les moyens d’accès sont relativement bien disposés. Des services de cars réguliers ont été organisés : Bayonne – Hasparren; Saint-Jean-de-Luz – Hasparren; Bayonne – Hasparren – Saint-Palais.

Les touristes peuvent aussi utiliser les services d’excursions, mis en place pour le mois de juillet et pour le mois d’août.

 

HISTOIRE

La ville romaine : Les Romains n’ont jamais à proprement parler occupé notre région; les Basques ne leur ont pas laissé la possibilité de les envahir. Les Romains ont dû dès lors se contenter de surveiller la route importante qu’ils avaient établie de ce côté des Pyrénées vers l’Espagne. Il leur fallait cependant un centre administratif, économique et religieux.

Le site de Hasparren fut choisi à cet effet. De là, ils pouvaient subvenir aux besoins des garnisons échelonnées dans les places de surveillance. En même temps, Hasparren servait de foyer à la civilisation romaine, isolée en Pays Basque.

Les habitants avaient créé la cité en défrichant une partie de l’immense forêt de chênes qui couvrait cette zone. De là vient le nom de Hasparren qui signifie : Au coeur du chêne » (Hasparren égale Haïtz-Barne).

En 1655, a été découverte, sous le maître-autel de l’église, une table de marbre qui atteste l’ancienneté de la cité et les conditions de l’installation romaine. On y lit la volonté des habitants de la ville d’être et de demeurer Ibères et non Gaulois. Elle date du IVe siècle et porte aussi l’origine de la province de Novenpopulanie.

HASPARREN Pelote basque.

 

Emeutes féminines

Un événement singulier qui orlt des dimensions dramatiques llarquala vie de Hasparren quelques années avant la Réolution française.

En effet, Hasparren, au Pays Basque, fut la paroisse où la révolte des femmes contre les prétentions du pouvoir royal prit la plus grande ampleur. Les fermiers généraux avaient pris la décision d’augmenter les impôts directs ainsi que la gabelle. Ce dernier lmpôt était prélevé sur la consommation de sel, denrée alors indispensable à la conservation des aliments.

La répression prit une forme inattendue et particulièrement mortifiante en cette région où la foi était très vive : il décida de faire abattre le clocher de l’église paroissiale. Il fallut attendre trente-deux ans pour qu’il soit reconstruit. De 1784 à 1816, Hasparren n’eut pas de clocher, ce symbole de la fierté paroissiale!

 

Une industrie ancienne

On sait déjà l’importance des forêts de chênes dans la région. On comprend que Hasparren disposait des deux matériaux jadis utilisés pour la fabrication de chaussures et de sabots.

La présence d’une grande quantité de tannin favorisa donc cet artisanat local, pratiqué par les paysans, dès le XVIIIe siècle.

 

Au début de ce siècle, Hasparren était la troisième ville de France pour la fabrication des chaussures. La main-d’oeuvre, essentiellement locale permit d’épargner à Hasparren la désertion provoquée par l’exode rural.

 

L ‘ industrie de la chaussure de  progressa tant qu’au lendemain de la Première Guerre mondiale, les grandes constructions qui ‘S’étendaient autour de la ville lui donnaient un air industriel plaqué sur une agglomération rurale et encore bien calme.

Mais, par la suite, les transformations de la vie industrielleet la concentration des entreprises ont conduit la principale activité de Hasparren vers un lent mais sûr déclin. C’est du moins ce que disent les pessimistes, car les ressources de nos habitants, leur courage font déjà prévoir une reconversion économique. Et le tourisme ouvre depuis plusieurs années de nouvelles possibilités.

 

PROMENADES ET EXCURSIONS A HASPARREN

 

Le principal attrait de Hasparren est qu’il offre le calme et le repos. Mais le touriste garde la possibilité de profiter au maximum des fêtes et attractions des stations balnéaires toutes proches ou des manifestations folkloriques organisées. Sur le plan des promenades, Hasparren permet d’alterner les promenades pédestres et celles effectuées en voiture.

Pour les premières, des guides édités par l’Office de tourisme permettent aux touristes de dé­couvrir sur les collines ceinturant le bourg, de charmants quartiers dotés de leurs chapelles et de leurs frontons ainsi que de splendides panoramas, des pics pyrénéens jusqu’à la mer. Tous ceux qui rêvent de maisons et de vertes campagnes pourront trouver celle qui leur convient.

Dans le bourg, on doit visiter la chapelle Elizeberri : elle recèle un magnifique retable de bois polychrome qui représente la Création. L’éclat de ses coloris en rehausse l’intérêt.

Enfin, dans la sacristie de l’église, on montre la précieuse inscription romaine établie à l’instigation du flamin et questeur Verus (pour sa signification, se reporter à la partie historique).

 

LES GROTTES D’ISTURITZ ET OXOCELHAYA

 

Parmi les promenades à proximité de Hasparren, au Pays Basque, les  célèbres grottes d’lsturitz et Oxocelhaya méritent d’y passer une demi journée.

 

 

LA MAISON DE FRANCIS JAMMES

 

Elle se situe à la sortie de Hasparren sur la route de Bayonne. Francis Jammes, le grand poète de la nature y vécut de 1921 à 1938. Il repose au cimetière de Hasparren, à l’angle extrême, à gauche de l’entrée.