Saint-Etienne de Baïgorry  est un joli village de 1500 habitants, situé en plein cœur du Pays Navarrais, à 50 kilomètres de Biarritz et Bayonne. Il attire chaque année un nombre toujours croissant de visiteurs, sportifs et adeptes du tourisme vert.

Situation géographique

Dans un cadre de verdure, traversé par les eaux fraîches de la Nive, le village, qu ‘on appelle simplement Baïgorry,  s’ étire en direction de la frontière espagnole. Les limons rouges charriés par le torrent ont donné le nom au bourg de Baïgorry = Rivière rouge.

Malgré l’ attraction de Saint-Jean-­Pied-de-Port, Baïgorry reste un petit centre de services et de commerce. Aux ressources de l’ agriculture, de l’ exploitation des carrières et de la pisciculture s’ ajoutent celles du tourisme « vert».

 

Repères historiques

Son vieux pont du XVII siècle doit son  appellation de  « pont romain » à son arche typique. Il  a vu les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle qui ont dû faire halte dans ses vieilles églises du XIe siècle. On croise de nombreux touristes traversant la contrée pour aller par le col d ‘ Ispéguy.  Ou la vallée des Aldudes vers Pampelune et  ce curieux Pays Quint, mi-espagnol, mi-français.

Enfin, le village s’ enorgueillit d’ être la patrie du général comte d’Empire Jean-Isidore Harispe.  D’ abord  héros de la Révolution, puis promu pair de France, il devint maréchal à la fin de sa vie.

Eglise Saint-Etienne

La robuste église remonte au XIIe siècle, mais n’a conservé des temps romans que des substructions, deux colonnes à chapiteaux et de rares vestiges : si les datations manquent, il est certain que des travaux importants furent effectués au XVIIe siècle, la voûte en brique ayant été construite en 1737 et le haut clocher élevé en 1791.

La nef unique à galeries conduit à un spectaculaire retable aux dorures et aux peintures ravivées, de la fin du XVIIe siècle et du début du XVIIIe (les statuettes des douze apôtres qui escortent l’autel principal). Une porte et un bénitier étaient réservés aux cagots, ces exclus qui ne pouvaient se mêler aux fidèles.

Le château d’ Echauz

Sur la rive gauche, le manoir des vicomtes d’ Echauz dresse ses tourelles au-dessus d’ un quartier tenant jadis du ghetto qu’ habitaient les cagots. Dans ce castel reconstruit au XVIe siècle naquit Bertrand d’ Echaux. D’abord évêque de Bayonne pendant vingt-deux ans, il devint archevêque de Tours. La famille d’ Echaux eut de nombreux démêlés avec les villageois avant la Révolution, au cours de laquelle le bourg fut rebaptisé … Thermopyles.

On ne le visite pas actuellement.

Enfin, Baïgorry conserve de nombreuses vieilles maisons navarraises. Par exemple, l’ une porte sur son linteau une inscription signifiant : « Infançon suis né, infançon mourroi » (sorte de « roturiers gentilshommes », les infançons formaient une caste relativement privilégiée). .

 

 

Les fêtes et réjouissances

Le premier dimanche d’août et la semaine suivante la petite ville présente ses fêtes traditionnelles basques, qui à la richesse du folklore ajoutent l’attrait sportif de leur partie de pelote ou sur un fronton centenaire et pittoresque tout encadré de verdure, joueurs de main nue, de joko-yarbi et de rebot sont rois.

L’ouverture de la pêche à la truite amène dès le printemps les adeptes sur les bords des torrents et les prises sont nombreuses grâce aux alevinages annuels de la société de pêche. L’été est la saison des amateurs d’écrevisses.

En automne, les chasseurs cherchent de nouvelles ruses pour faire poser les vols de palombes ou les diriger vers les panières des Aldudes. L’hiver même les ravins et les fourrés sont battus pour débusquer les bécasses.

 

Gastronomie

Le gastronome a un choix difficile à faire entre toutes les spécialités régionales que peuvent présenter les principaux restaurants. Mais  il appréciera toujours le vin d’ Irouléguy rosé ou rouge. Il peut aussi  visiter la cave coopérative et déguster sur place les meilleurs crus.

 

Randos sans frontières

Baïgorri est une base d’excursions en Basse-Navarre et dans le sud du Labourd, mais aussi vers l’Espagne.  La vieille route du col d’ Ispéguy conduit à la vallée de Baztan, celle des Aldudes à Pampelune. D’ autre part, les circuits « franco-espagnols» font gagner Ainhoa ou Saint­Jean-Pied-de-Port en sautant les frontières. Ainsi, la relative proximité de la route Pampelune-lrun permet de rallier la capitale de la Navarre et Saint-Sébastien en excursions d’une grande demi-journée (ou de la journée si l’on souhaite passer une nuit en Espagne).

 

Renseignements pratiques

 

Office de tourisme place de l’Église, tél. 05.59.37.47.28.

L ‘ hôtel Arcé ***, à 200 m du centre, tél. 0559.37.40.14. jouit d’une belle réputation. On trouve d’autres types de logements aux environs.