Entre 1820 et 1914 eut lieu une émigration massive des Basques vers l’Amérique avec l’idée de faire
fortune et de retourner au PAYS, avec plus d’ argent.

le voyage des Amériques

Au Pays-Basque, certaines agences étaient chargées de régulariser les contrats de travail et, quelques fois, avançaient les dépenses du voyage.

Le voyage en bateau durait deux mois. Il parait que cela était tellement effrayant, que certains, pensant à l’aller, ne voulurent jamais retourner au pays natal. Toutefois, le confort du XX ème siècle aidant, certains y retournèrent finalement avec de magnifiques voitures ou acquéraient des fermes renouvelées. Et encore aujourd’hui !

Autrefois, ce proverbe était connu de tous: “pour être un basque authentique, trois choses doivent être acquises” :

  • porter un nom Basque
  • parler Basque (au moins un peu !)
  • avoir un oncle en Amérique !

Lorsqu’un émigré arrivait à destination, un cousin l’attendait. Les principaux lieux d’attraction furent l’Uruguay, l’Argentine, le Mexique, le Chili, du côté Amérique du sud. Au Nord, ce sont la Californie et l’ouest américain en Amérique du nord. Et puis, une colonie Basque à Saint-Pierre et Miquelon !Là-bas, les jeunes commençaient à travailler dans l’élevage ovin, activité très connue des basques et grâce à laquelle ils obtinrent très rapidement une grande renommée. Ce travail exigeait un grand esprit de sacrifice dû à la solitude absolue soufferte pendant des mois dans les hautes montagnes.

les Basques en Amérique

Ceux qui y restèrent n’oublièrent jamais leurs racines. ls constituent une disapora importante, un peu comme une huitième province. Ils se regroupent en créant des sociétés et des maisons basques Euskal Etxeak, de façon à maintenir la culture basque. Et j ‘en profite ici pour saluer amicalement mes contacts d’ Amérique, en particulier les Amerikanuak de twitter. Ils perpétuent en IDAHO les traditions, parlent encore Basque, organisent des fêtes comme au Pays. L ‘un d’ entre eux, mon ami Peio, revient régulièrement en Basse Navarre, où il oublie aussi vite pendant quelques mois le Nouveau Monde.