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Espelette, site touristique

le village

Espelette, mondialement connu pour le piment, reste un petit village blotti dans un nid de verdure au pied du Mondarrain. Sa population dépasse de peu les 2000 habitants. Le village, une ancienne baronnie, démontre un passé historique marqué du sceau des chevaliers et barons d’Ezpeleta, réputés vaillants guerriers. D’ailleurs leur blason « d’argent au lion rampant de gueules, casque de chevalier « , illustre bien leur grande réputation de bravoure. Les rois de Navarre connaissaient d ‘ailleurs leur bravoure..

On peut encore admirer leur ancien château féodal qui abrite actuellement les services de la mairie et le presbytère. Son église, merveille du XVIe siècle (classée monument historique) , appartient aux plus beaux sites du Pays Basque.

Son bourg rassemble un ensemble de vieilles maisons labourdines. Leurs murs impeccablement blancs, aux volets de teintes traditionnelles, attirent les photographes.

repères historiques

L’importante famille d’Ezpeleta est mentionnée dès le milieu du XIII ème siècle. Son rôle fut important à la cour de Navarre. Bien que Louis XI eut érigé la seigneurie en baronnie en 1462, cette famille considéra Espelette comme une maison forte et lui préféra son palais de Pampelune, fixant définitivement ses intérêts en Espagne après l’ annexion de la Navarre.

Lors de l’invasion de 1636, les terres furent confisquées et les habitants en profitèrent pour commencer à détruire le château. En 1695, la baronne Juliana, héritière et sans descendant fit don à sa mort de son château et de son titre aux habitants. De ce fait les magistrats municipaux furent jusqu’à la révolution, ba­rons d’Ezpeleta. Le château s’étendait sur tout le quartier qui entoure aujourd’hui les vestiges, ceux ci se réduisent à une tour d’angle, un reste de muraille et un corps de logis servant de nos jours de mairie.

Le bourg est constitué par un ensemble de maisons labourdines, façades à colomba­ges et encorbellement. Ce village se trouvait à l’époque sur la route commerciale reliant la vallée de la Nive au Baztan par Aïnhoa.

L’ÉGLISE SAINT ÉTIENNE

Cette église a l’allure d’une forteresse par l’épaisseur des murs et de ses contreforts. Son clocher-porche d’architecture carrée et massive, a été construit en 1627. Le corps du bâtiment est lui, antérieur à cette date. Sous le porche, à gauche, des pierres tom­bales portent la date de 1655 et 1707 ainsi que les noms des anciens curés de la paroisse inhumés dans le choeur de l’église, pratiquement sous le Maître autel. Le porche présente un profil renaissance et abrite un des plus beau portail du pays. La date de 1627, inscrite sur ce dernier, est celle de sa construction. Dans la partie haute du portail, se trouve une niche à coquille qui abrite une petite vierge avec l’enfant. La porte d’entrée est ouvragée et cloutée. L’intérieur comprend une nef à trois galeries en bois ouvragé et un rétable à colonnes torses du XVIII ème siècle orné de dorures.
A voir également les bénitiers creusés dans un pilier quadrangulaire ainsi qu’à l’en­ trée, à gauche, la vierge dans une cavité, et le Christ en croix bois sculpté du XVII ème siècle. Une très belle chaire, fin du XVlI ème siècle, en bois sculpté, doré et peint, est incorporé à la première galerie. Sur la gauche du choeur, un remarquable triptyque du XVI ème siècle est constitué de panneaux en bois sur lesquels sont collées des toiles du XVI ème siècle. Près de la porte de la sacristie, se trouve un Christ en bois du XVII ème siècle, découvert dans les combles de l’église. Les pier­res discoïdales et tabulaires du cimetière (dont deux datées de 1631) ont été trans­plantées sur le côté extérieur de l’église par les soins de la municipalité et de l’ asso­ciation Lauburu, association dont le souci est de mettre en valeur le patrimoine duPays Basque.

le piment

Le piment a donné toute sa notoriété au village. Espelette est en effet aujourd’hui le centre de la culture du piment rouge. Celui que l’on retrouve à sécher au soleil sur les façades de certaines maisons, avant d’être réduit en poudre pour en faire l’épice si renommé.

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