Hasparren, village pittoresque

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Situation géographique de Hasparren

Le bourg de Hasparren se trouve à la confluence de trois zones géographiques : la plaine de l’Adour, la côte basque et la montagne. Il n’appartient à aucune des trois, mais dispose des avantages de chacune.

On découvre Hasparren au-delà des Landes appelées Bois de Hasparren qui s’étendent en demi-couronne au nord-ouest.

La route dite  » route Impériale » constitue un des itinéraires possibles entre notre ville et Bayonne (départementale no 22) et elle a l’avantage de traverser ces landes pittoresques ainsi que des bois plus importants pour ce qui est de la végétation.

Tout autour de la ville, s’étendent des collines couvertes d’opulentes prairies aux fourrages aussi bien naturels qu’artificiels et de champs dont les cultures donnent d’excellents rendements.

Quelques chiffres préciseront la situation exacte de Hasparren : Bayonne, 25 km; Biarritz, 30 km; Saint-Jean-de-Luz, 40 km; Dancharia et la frontière, 25 km ; Saint-Jean-Pied-de­Port, 35 km ; Lourdes, 40 km.

HISTOIRE

La ville romaine : Les Romains n’ont jamais à proprement parler occupé le Pays Basque; les Basques ne leur ont pas laissé la possibilité de les envahir. Les Romains ont dû dès lors se contenter de surveiller la route importante qu’ils avaient établie de ce côté des Pyrénées vers l’Espagne. Il leur fallait cependant un centre administratif, économique et religieux. Et ils choisirent Hasparren.

De là, ils pouvaient subvenir aux besoins des garnisons échelonnées dans les places de surveillance. En même temps, Hasparren servait de foyer à la civilisation romaine, isolée en Pays Basque.

Les habitants avaient créé la cité en défrichant une partie de l’immense forêt de chênes qui couvrait cette zone. De là vient le nom de Hasparren qui signifie : Au coeur du chêne » (Hasparren égale Haïtz-Barne).

En 1655, on découvrit sous le maître-autel de l’église, une table de marbre qui atteste l’ancienneté de la cité et les conditions de l’installation romaine. On y lit la volonté des habitants de la ville d’être et de demeurer Ibères et non Gaulois. Elle date du IVe siècle et porte aussi l’origine de la province de Novenpopulanie.

Emeutes féminines

Un événement singulieraux dimensions dramatiques marqua la vie de Hasparren quelques années avant la Révolution française.

En effet, Hasparren fut la paroisse où la révolte des femmes contre les prétentions du pouvoir royal prit la plus grande ampleur. Les fermiers généraux avaient pris la décision d’augmenter les impôts directs ainsi que la gabelle. Ce dernier lmpôt était prélevé sur la consommation de sel, denrée alors indispensable à la conservation des aliments.

La répression prit une forme inattendue et particulièrement mortifiante en cette région où la foi était très vive : il décida de faire abattre le clocher de l’église paroissiale. Il fallut attendre trente-deux ans pour qu’il soit reconstruit. De 1784 à 1816, Hasparren n’eut pas de clocher, ce symbole de la fierté paroissiale!

Une industrie ancienne

On sait déjà l’importance des forêts de chênes dans la région. Si l’on ajoute que l’élevage s’y est très vite développé, on comprend que Hasparren disposait des deux matériaux jadis utilisés pour la fabrication de chaussures et de sabots.

La présence d’une grande quantité de tannin favorisa donc cet artisanat local, pratiqué par les paysans, dès le XVIIIe siècle.

Ateliers certes sommaires encore, installés dans les vieilles fermes, dont la production était destinée au voisinage. Mais ces tanneries rudimentaires, où le travail se faisait à la main, disparaissaient bientôt pour faire place à une véritable industrie.

Ce fut d’abord l’ère de l’extension des petits ateliers ruraux, vers la moitié du XIXe siècle. Plus tard, l’apparition de l’électricité bouleversait cet état de choses. L’utilisation de machines s’imposait et les ateliers prirent des allures d’usines. Au début de ce siècle, Hasparren était la troisième ville de France pour la fabrication des chaussures. La main-d’oeuvre, essentiellement locale aussi bien féminine que masculine, permit d’épargner à Hasparren la désertion provoquée par l’exode rural.

L ‘ industrie de la chaussure de Hasparren progressa tant qu’au lendemain de la Première Guerre mondiale, les grandes constructions qui ‘s’ étendaient autour de la ville lui donnaient un air industriel plaqué sur une agglomération rurale et encore bien calme.

Mais, par la suite, les transformations de la vie industrielle et la concentration des entreprises ont conduit la principale activité de Hasparren vers un lent déclin. Mais les ressources des habitants font déjà prévoir une reconversion économique. Et le tourisme ouvre depuis plusieurs années de nouvelles possibilités.

PROMENADES ET EXCURSIONS

Le principal attrait de Hasparren pour le touriste réside dans le fait qu’il lui offre le calme et le repos auxquels il aspire, avec la possibilité de profiter au maximum des fêtes et attractions des stations balnéaires toutes proches ou des manifestations folkloriques organisées. Sur le plan des promenades, Hasparren permet d’alterner très heureusement les promenades pédestres et celles effectuées en voiture.

Pour les premières, des guides édités par le Syndicat d’initiative, permettent aux touristes de dé­couvrir sur les collines ceinturant le bourg, de charmants quartiers dotés de leurs chapelles et de leurs frontons ainsi que de splendides panoramas, des pics pyrénéens jusqu’à la mer.

Le touriste ira visiter la chapelle Elizeberri : elle recèle un magnifique retable de bois polychrome qui représente la Création. L’ éclat de ses coloris en rehausse l’intérêt. Dans la sacristie de l’église, on montre la précieuse inscription romaine établie à l’instigation du flamin et questeur Verus

LES GROTTES D’ISTURITZ ET OXOCELHAYA

Parmi les promenades recommandées, les célèbres grottes d’lsturitz et Oxocelhaya réuniront tous les suffrages.

Ces cavités naturelles se situent au cœur d’une colline dont l’aspect étrange sent déjà le mystère . On l’appelle la colline du « Gastelu » (en français, château).Elle porte en son sommet des bâtiments plusieurs fois centenaires, dont l’origine et la signification paraissent encore très incertaines aux spécialistes.

Les grottes sont dues à la force qu’a pris aux temps immémoriaux le cours de la petite rivière souterraine » Arberoue ».

Sans doute chaque grotte correspond-elle à un cours différent emprunté par la rivière. Elles sont superposées et sèches, tandis que l’ Arberoue se fraye aujourd’hui un troisième passage dans un parcours malheureusement inaccessible. Il n’est pas improbable qu’il y ait bien plus de salles qu’on ne l’imagine.

L’ aménagement et l ‘électrification des deux grottes permettent une exploration facile et sans problème. Les visiteurs découvrent une féerique végétation de stalagmites de toutes dimensions, de toutes formes et de toutes nuances.

La petite histoire nous apprend que nos grottes ont reçu depuis un siècle d’illustres visites: en 1867. c’étaient celles de Napoléon III et de l’impératrice Eugénie. Quelques années plus tard Isturitz recevait Pierre Loti qui devait noter en un style inimitable ses impressions dans son livre « Hommes et Choses qui passent »

Les grottes ont eu une vie active à l’époque préhistorique. Des ossements divers, des traces, en témoignent. Mais hélas, courait depuis le XVIIIe siècle le bruit qu’lsturitz recélait du minerai d’or, et divers chercheurs ont malencontreusement saccagé certaines parties du sol des grottes.

LA MAISON DE FRANCIS JAMMES

Elle se situe à la sortie de Hasparren sur la route de Bayonne. Francis Jammes, le grand poète de la nature y vécut de 1921 à 1938. Il repose au cimetière de Hasparren, à l’angle extrême, à gauche de l’entrée.

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