Le jeu de mus, au Pays Basque, constitue encore un identifiant fort de l’ identité locale. Les journaux locaux font régulièrement part de tournois et des résultats.

Principe du jeu de mus

Le jeu de mus peut se jouer de 2 à 8 joueurs, mais il est très fréquent de jouer à 4. Les principes du jeu sont empruntés à Patxi Comodin , qui a écrit le seul livre à ma connaissance en Français, aux Editions ATANTICA.

Le jeu de mus peut s’apparenter au poker dans la mesure où c’est un jeu de cartes où l’on mise et l’on parie en fonction des cartes que l’on a en main.

 

De grosses différences apparaissent cependant:

– Il se joue, en général, à quatre (deux contre deux).

– Chaque joueur ne dispose que de quatre cartes.

– Au poker, il n’y a qu’un pari possible par donne; au mus, il y en a quatre ou cinq.

– Si les deux jeux sont des jeux de bluff, au mus, on peut aussi mentir (de vive voix l).

– Les partenaires ont la possibilité (réglementée) de se passer des signes.

– Si au poker, l’on joue, en général, avec un jeu de 52 cartes, il n’yen a que 40 au mus.

 

.  Il comporte 40 cartes (quatre séries de dix cartes) : 1, 2, 3,4,5,6,7,10, 11 et 12 + Il est très important de noter qu’il n’y a ni 8, ni 9, ni femmes.

Les quatre séries de dix cartes s’ appellent: ors, épées, bâtons et coupes.  Contrairement au bridge (pique, cœur, carreau puis, trèfle), ou comme à la belote, il n’y a pas de hiérarchie.

Sauf les figures qui valent chacune 10 points, les autres cartes portent leur valeur: as vaut l , deux vaut 2, etc. + l’ as est donc la plus petite carte, le roi la plus forte.

Ainsi dans votre jeu, vous pourrez avoir de quatre (quatre as) à quarante points (quatre figures: quatre rois, par exemple), mais jamais 38 ou 39 points. Un roi, un dix, un sept et un quatre; vous avez 31 points dans votre jeu (10+ 10+ 7 +4 = 31) .

Voilà pour les principes. Pour en savoir plus sur le jeu de mus au Pays Basque,  reportez-vous au livre de Patxi Comodin.

 

Découvrez d’ autres caractéristiques du Pays Basque

Comme les vieux textes en basque, le pottok ou le lauburu.