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A la recherche des origines basques, quelques hypothèses

La recherche des origines basques, même si cette tâche reste impossible, soulève de nombreuses hypothèses.

L’IMPORTANCE DE LA LANGUE

Du point de vue ethnique autant que du point de vue topographique, le Pays Basque se définit aussi par sa langue.  Elle en C’ est détient  son originalité la plus tranchée. Par les mœurs, les traditions, le caractère de ses habitants. Le peuple se dit Eskuaradun, ce qui signifie le peuple qui a la langue appelée Eskuara.

Personne ne peut mieux exprimer  la langue, que le Basque lui-même. Elle comprend sur le versant français quatre dialectes: le souletin, le labourdin, le bas-navarrais oriental, le bas-navarrais occidental.

La grammaire basque

Grammaticalement, elle intéresse de nombreux linguistes. Agglutinante, le procédé flexif s’ utilise souvent, notamment dans le verbe. Les relations des noms et des prénoms ne connaissent pas les prépositions. La langue basque utilise un jeu de suffixes d’une étourdissante richesse. Accolés aux noms purs ou définis qui restent toujours invariables, Les suffixes  font les frais des modifications de forme indispensables.

la langue basque, c’ est l ‘algèbre des langues

Une syntaxe robuste dont les termes s’enchaînent, une liberté dans la construction des phrases, beaucoup de concision, d’énergie, de ductilité, telle se présente la langue basque.

On exagère souvent sa complication.

Comme l’ écrit le spécialiste Arthur Campion : « La langue basque, c’est l’algèbre dont les éléments sont simples et les combinaisons innombrables… Elle n’est pas plus compliquée que la langue latine, qui n’a pas les mêmes complications mais qui en a d’autres.»

Recherche des origines basques et de la langue, une richesse insoupçonnée

origines basques

Elle est donc riche. Si  certains la prétendent pauvre,  c’est surtout par l’impossibilité d’exprimer en langue basque les abstractions. On l ‘accuse en effet de ne pas pouvoir rédiger un traité de théologie ou de philosophie en langue basque. Mais cela ne signifie rien contre la langue. Elle a gommé tout ce dont son peuple n’a pas besoin.

Le Basque n’a que faire des termes abstraits; sa philosophie, c’est la sagesse de la vie quotidienne; quant à la théologie, ses prédicateurs lui en font assimiler l’essentiel, en utilisant par voie d’analogie les termes concrets. Pour les relations avec ses semblables, pour exprimer ce qui l’intéresse, le Basque utilise un vocabulaire exceptionnellement nombreux et nuancé.

De la langue et des origines basques

Le caractère pragmatique de cette langue explique et exprime à la fois une absence quasi totale d’ intellectualité, de haute culture, partant de littérature proprement dite. La langue ici encore s ‘adapte à des besoins exclusivement agricoles, pastoraux. Quelques autochtones ont écrit des œuvres littéraires, mais en français. Les intellectuels authentiques du pays, étaient les prêtres; encore est-il que leur culture se trouvait dans le français et le latin; s’il en est qui sont d’excellents humanistes, ils ne le doivent certainement pas au génie de la langue et de la race.

L’ origine des basques

Sur l’origine des Basques, tout un flot de thèses et d’hypothèses, violemment contradictoires et souvent passionnées, a déferlé et déferle encore. C’est par la langue surtout, mais non exclusivement, loin de là, que les érudits s’efforcent d’arracher au Sphinx ses secrets. Mais cette langue, au milieu de l’océan des idiomes aryens, reste un mystère linguistique. D’un Lacombe, d’un Gavel, dont l’autorité si grande et si justifiée n’a pas résolu le débat, à un Julien Vinson ou un Julio de Urquijo, les solutions les moins conciliables sont offertes au problème. Des affinités ou même une parenté, allant de la filiation à l’ascendance ou à la ligne collatérale, ont été cherchées. On  trouve des analogies entre la langue basque et les langues sémitiques, arabes,  sanscrite. Et aussi persanes, chaldéennes,  grecques, ouraloaltaïques,, etc. Un prince Bonaparte monte en épingle les affinités basco-finnoises, un Man les basco-américaines en général, un d’Abbadie les basco-mexicaines, un de Charencey les basco-canadiennes. Arthur Campion, lui, considère ces analogies comme des coïncidences fortuites.

La thèse de HUMBOLDT sur les origines Basques

La thèse qui, par l’étude linguistique notamment, rattache le peuple basque à la race ibérique, a été jusqu’à  un  temps récent la plus commune. Guillaume de Humboldt lui ayant donné le prestige de sa faveur, elle a paru triompher définitivement, mais, si longtemps qu’elle se soit imposée sans contradiction appréciable, elle n’en a pas moins fini par susciter toute une campagne adverse, frénétiquement érudite, qui n’est pas close.

Pas de conclusion définitive à cette recherche des origines Basques

Autant dire que, sur le plan de la science linguistique, la solution du problème des origines n’a pas avancé d’un pas. Les savantes et souvent très remarquables études que les érudits ont prodiguées sur la question ont simplement confirmé le caractère unique de la langue basque et sa très haute antiquité. Du point de vue ethnographique, son hermétisme, le particularisme de son vocabulaire et de sa syntaxe, leur adaptation parfaite aux caractères, us et coutumes du peuple, sauvent les traditions de celui-ci de toute altération, partout où le français n’a pas supplanté le basque, c’est-à-dire dans tout l’intérieur des terres. 

Texte auteur à retrouver et remercier

Mieux comprendre les origines basques

Si ‘il existe des sources intéressantes, c’ est l’ Institut Culturel BASQUE et le Musée Basque qui la détiennent.

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